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D-Day 1944

Le Débarquement, depuis une maison de juin 1944

Les plages du Débarquement commencent à vingt minutes de la maison, et l’histoire, au bout du jardin : en juin 1944, la ligne de front passait aux portes du village. Cette page réunit les sites incontournables, les temps de route réels, et ce qui s’est passé ici même.

“What it must have been like from this very house during the war.”

« Ce qu’on a dû vivre, depuis cette maison même, pendant la guerre. »

Mike, voyageur américain, août 2026. La remarque qui nous a fait écrire cette page.

~20 min

Gold Beach et Arromanches

~30 min

Omaha et le cimetière américain

~25 min

Juno et Pegasus Bridge

< 10 min

les champs de bataille de juin 1944

La carte du Débarquement, avec la maison

La côte du Débarquement, de Sainte-Mère-Église à Merville, avec Loucelles Carte des plages et des grands sites du Débarquement. La maison, à Loucelles, est au centre : les plages sont à une vingtaine de minutes, le secteur américain à une demi-heure, Pegasus Bridge à vingt-cinq minutes. OMAHA Pointe du Hoc La Cambe UTAH Ste-Mère-Église GOLD Arromanches JUNO SWORD Pegasus Bridge Merville Bayeux Caen · Mémorial Loucelles

Cliquez un site pour afficher son temps de route et le lien vers sa fiche. Le halo autour de Loucelles marque les champs de bataille des 7-19 juin 1944, tous à moins de dix minutes.

Gold, Juno, Sword, le secteur britannique et canadien

Les plages les plus proches de la maison, à vingt minutes à peine. C’est de Gold et de Juno que sont venus, en juin 1944, les hommes qui ont libéré Bayeux, puis Loucelles.

Un blockhaus allemand sur la plage d’Asnelles, secteur Gold
Romain Bréget · CC BY-SA 4.0 · Wikimedia Commons

Gold Beach

~20 min

Asnelles · Ver-sur-Mer

La plage britannique du 6 juin, de Port-en-Bessin au lieu-dit La Rivière, et la plus proche de la maison : c’est d’ici que sont partis les hommes qui ont libéré Bayeux… et Loucelles. À marée basse, la plage d’Asnelles devient immense.

Sword Beach entre Lion-sur-Mer et Ouistreham
Mike McBey · CC BY 2.0 · Wikimedia Commons

Sword Beach

~30 min

Colleville-Montgomery · Ouistreham

La plage britannique la plus à l’est, porte de Caen, où débarquèrent aussi les 177 Français du commando Kieffer. À Ouistreham, le Grand Bunker, un poste de direction de tir de 17 mètres restitué dans son état de 1944, se visite du rez-de-chaussée au télémètre.

Site officiel ↗

Le secteur américain

Omaha et la falaise de Colleville sont à une demi-heure de la maison, Utah et Sainte-Mère-Église à moins d’une heure : le grand pèlerinage américain se fait d’ici en une journée.

Les croix sombres et le tumulus central du cimetière allemand de La Cambe
Jebulon · CC0 · Wikimedia Commons

Cimetière allemand de La Cambe

~30 min

La Cambe

Sous ses tumulus et ses croix de basalte sombre reposent 21 222 soldats allemands. Entretenu par le Volksbund, c’est le contrepoint sobre et nécessaire d’un circuit du Débarquement.

Site officiel ↗

Le clocher de Sainte-Mère-Église et l’effigie du parachutiste John Steele
Jebulon · CC0 · Wikimedia Commons

Sainte-Mère-Église et l’Airborne Museum

~50 min

Sainte-Mère-Église

Le village des parachutistes américains, où John Steele resta suspendu au clocher dans la nuit du 6 juin. Face à l’église, l’Airborne Museum (le plus grand musée d’Europe consacré aux 82e et 101e aéroportées) conserve un planeur Waco et un C-47 authentiques.

Site officiel ↗

Bayeux et Caen

Les deux villes qui encadrent la maison : l’une pour se souvenir, l’autre pour comprendre.

Les alignements de stèles du cimetière militaire britannique de Bayeux
DennisPeeters · Domaine public · Wikimedia Commons

Bayeux, première ville libérée

~15 min

Bayeux

Libérée intacte au matin du 7 juin, Bayeux est la première ville de France métropolitaine libérée. Elle réunit le plus grand cimetière du Commonwealth de France (4 144 tombes), le mémorial des 1 808 disparus et le musée mémorial de la bataille de Normandie.

Sur le mémorial, une inscription latine répond à 1066 : « Nous, jadis conquis par Guillaume, avons libéré la patrie du Conquérant. »

Site officiel ↗

L’histoire de la maison

Juin 1944 à Loucelles

En juin 1944, la limite entre le secteur britannique de Gold Beach et le secteur canadien de Juno passait précisément ici. À Loucelles et Audrieu se battaient les Britanniques de la 50th Northumbrian Division et de la 8th Armoured Brigade ; à Putot-en-Bessin et Brouay, deux kilomètres à l’est, les Canadiens débarqués à Juno. Séjourner ici, c’est littéralement dormir sur la couture de deux armées.

D’après les travaux de mémoire du Calvados, le 8 juin au matin, les chars du 24th Lancers accrochent dans le village le bataillon de reconnaissance de la 12e division SS « Hitlerjugend ». L’infanterie du 1st Dorsets est engagée vers 16 h ; en soirée, après une heure vingt de bombardement d’artillerie sur le secteur voisin d’Audrieu, les SS se replient. À la tombée de la nuit du 8 juin 1944, Loucelles est libérée par le 1st Dorsets et les chars des 4th/7th Royal Dragoon Guards.

La maison elle-même longe l’ancienne route nationale 13, la route de Caen à Bayeux de 1944 : l’axe que les villages verrous de Putot, Norrey et Bretteville tiennent contre les contre-attaques de la 12e SS les 8 et 9 juin, puis, le front passé au sud, une artère de la logistique alliée. Des objets britanniques retrouvés dans le terrain suggèrent que des troupes y ont fait halte en 1944, stationnement, réparation ou repos, impossible de le dire avec certitude ; ce qui est sûr, c’est que la bataille est passée devant la porte.

Le front ne s’éloigne pas pour autant : Brouay, à deux kilomètres, reste tenu jusqu’au 16 juin sous un duel d’artillerie permanent ; Cristot tombe le même jour ; Tilly-sur-Seulles, prise et reprise une vingtaine de fois, ne cède que les 18-19 juin. Le 11 juin, les Green Howards se battent le long de la voie ferrée Caen-Bayeux qui borde la commune au sud, la halte d’Audrieu, à trois minutes de la maison, dessert toujours cette ligne.

Ces journées comptent parmi les plus sombres de la bataille de Normandie. À Putot, les Royal Winnipeg Rifles sont submergés le 8 juin au matin, avant que le Canadian Scottish ne reprenne le village le soir même. Au château d’Audrieu, une soixantaine de prisonniers canadiens et britanniques sont assassinés par la 12e SS entre le 8 et le 11 juin, leurs mémoriaux se visitent, au château comme au bourg.

Dès la mi-juin, le village bascule en zone arrière : du 14 au 26 juin, les Royal Engineers construisent à Martragny, sur le plateau voisin, l’aérodrome de campagne B-7, d’où opèrent des Mustang puis des Typhoon jusqu’en septembre 1944. Les registres du Commonwealth, eux, continuent de se remplir : Brouay, Secqueville, Tilly, Jérusalem, quatre cimetières à moins de dix minutes de la maison.

Le mot de votre hôte

Évoquer cette période avec nos visiteurs est toujours un plaisir : cartes en main, nous vous aiderons volontiers à construire votre itinéraire, du grand circuit des plages aux chemins creux que les cars de tourisme ignorent. Cette année encore, deux groupes américains ont fait de la maison leur camp de base pour suivre les traces du Débarquement.

La bataille autour de la maison

Aucun car de tourisme ne s’y arrête, et c’est leur force : à moins de dix minutes de la maison, les villages voisins portent les traces les plus authentiques de juin 1944. Voici le circuit que nous indiquons à nos voyageurs passionnés.

Les dix lieux de la bataille autour de la maison Carte rapprochée du secteur de Loucelles : chaque numéro correspond à une fiche ci-dessous, de Putot-en-Bessin à Jérusalem. L’ancienne RN13 et la voie ferrée Caen-Bayeux traversent le secteur. ancienne RN13 voie ferrée ← vers Bayeux vers Caen → 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 Loucelles

Chaque numéro correspond à une fiche ci-dessous : cliquez un point pour afficher son temps de route et rejoindre sa fiche. Les tracés de l’ancienne RN13 et de la voie ferrée sont schématiques.

La façade d’entrée du château d’Audrieu
E bailey · CC0 · Wikimedia Commons

2 Le château d’Audrieu et ses mémoriaux

~5 min

Audrieu

Dans le parc du château, aujourd’hui un hôtel cinq étoiles, dont la table figure dans notre guide, une soixantaine de prisonniers canadiens et britanniques furent assassinés par la 12e SS entre le 8 et le 11 juin 1944. Un mémorial les honore au château, deux autres au bourg.

Fiche détaillée dans le guide →

Le cimetière militaire de Brouay, contre l’église du village
Wernervc · CC BY-SA 4.0 · Wikimedia Commons

3 Le cimetière militaire de Brouay

~7 min

Brouay

Contre l’église du village d’à côté, 377 tombes du Commonwealth, surtout des combats de l’encerclement de Caen. Brouay est resté ligne de front du 8 au 16 juin, à deux kilomètres de la maison.

Le chevet gothique de l’église de Norrey-en-Bessin, rebâtie après 1944
ChBougui · CC BY-SA 4.0 · Wikimedia Commons

4 Norrey-en-Bessin et sa « cathédrale »

~10 min

Saint-Manvieu-Norrey

Les 8 et 9 juin, les Regina Rifles y tiennent la ligne de la voie ferrée contre les Panther de la 12e SS, sept chars sur douze détruits le 9 juin. L’église, la « cathédrale du Bessin », détruite pendant la bataille, a été rebâtie.

L’église Saint-Ouen de Rots
Rundvald · CC BY-SA 4.0 · Wikimedia Commons

5 Rots et la vallée de la Mue

~13 min

Rots

C’est de Rots que les Panther de la 12e SS partent frapper Bretteville et Norrey les 8 et 9 juin. Le 11 juin, le No. 46 Royal Marine Commando, appuyé par les chars canadiens du Fort Garry Horse, reprend le village maison par maison : un des corps à corps les plus durs du secteur, 122 morts allemands. Le château de Rots accueille ensuite l’état-major de la 1re armée canadienne.

Le petit cimetière militaire de Secqueville-en-Bessin
Wernervc · CC BY-SA 4.0 · Wikimedia Commons

6 Le cimetière de Secqueville-en-Bessin

~7 min

Secqueville-en-Bessin

Un petit cimetière de champ de bataille : 99 tombes du Commonwealth et 18 allemandes, presque toutes de l’avancée sur Caen de juillet 1944.

L’église Saint-André de Cristot
Roi.dagobert · CC BY-SA 3.0 · Wikimedia Commons

7 Cristot et la cote 103

~7 min

Cristot

Vergers et chemins creux où Green Howards et Dragoon Guards se battent le 11 juin, face à la Panzer-Lehr ; le village ne tombe que le 16. Au sud, la cote 103 fut l’observatoire des blindés britanniques.

Le cimetière militaire de Tilly-sur-Seulles
Romain Bréget · CC BY-SA 4.0 · Wikimedia Commons

9 Tilly-sur-Seulles, musée et cimetière

~8 min

Tilly-sur-Seulles

Pris et repris une vingtaine de fois entre le 7 et le 19 juin, détruit aux deux tiers. Le petit musée de la bataille occupe la chapelle Notre-Dame-du-Val ; le cimetière du Commonwealth garde 1 222 tombes, dont 232 allemandes.

Site officiel ↗

Les quelques stèles du cimetière de Jérusalem, à Chouain
DennisPeeters · Domaine public · Wikimedia Commons

10 Le cimetière de Jérusalem (Chouain)

~8 min

Chouain

L’un des plus petits cimetières du Commonwealth de Normandie : 47 tombes au bord des champs, dont celle de Jack Banks, tombé à seize ans, le plus jeune soldat britannique tué en Normandie.

Sources : American Battle Monuments Commission, Commonwealth War Graves Commission, Anciens Combattants Canada, Volksbund, musées cités, et les travaux de mémoire du Calvados (normandie44lamemoire.com) pour le récit de la libération du village. Faits, chiffres et temps de route vérifiés le 15 août 2026.

Ils ont exploré le D-Day depuis la maison

« À seulement 10-15 minutes de Bayeux et Caen, et environ 20 minutes des plages du Débarquement. Des vacances inoubliables, 5 étoiles ! »
Sheila (traduit de l’anglais)
« Nous nous sommes vraiment sentis comme chez nous. »
Arend (traduit de l’anglais)

Les sites de cette page se visitent toute l’année, mais la côte ne vit vraiment qu’en juin : commémorations du 6 juin à Arromanches, cérémonie de la Libération de Bayeux le 7, et le D-Day Festival sur quinze jours. Voir les rendez-vous de l’année →

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